
Je souhaitais compléter mon cursus et ce titre m'offrait le grand avantage de pouvoir être certifiée pour mes deux métiers. En revanche, pour la VAE, j'ai consacré mon dossier de validation uniquement à mes pratiques d'assistante maternelle. C'est mon quotidien toute la semaine, de 7h à 18h. Et mon espace de travail est tellement différent pour la garde d'enfants -activité que j'exerce certaines nuits et le samedi- qu'il aurait fallu monter un deuxième dossier.
J’ai trouvé la préparation au titre très accessible. Quand on travaille autant, ce n'est pas simple de se dégager du temps mais le parcours est tellement enrichissant que je me suis accrochée. Il faut dire que cette VAE a changé mon quotidien. J’ai acquis de nouvelles techniques : pour le change des enfants, l'entretien du domicile, l'aménagement de l'espace professionnel.
J’ai mis en place un rituel pour mieux gérer la séparation avec les parents le matin. J’ai gagné en confiance. Maintenant, je sais instaurer des limites professionnelles. Pour une question d'hygiène, je n'accepte plus, par exemple, que les parents rentrent en chaussures dans l'espace de jeux, là où les enfants s'exercent au sol à la motricité libre. Ce sont des « petites choses » mais il s'agissait de changements nécessaires et qui fonctionnent.
Aujourd'hui, j'encourage tous les assistants maternels de mon association à passer ce titre. En plus, il permet d'être dispensé de certaines épreuves lors du renouvellement de l'agrément.
Suite à l'obtention de ce titre, j'ai augmenté mes tarifs, je suis plus exigeante dans mes choix. Pour autant, je trouve facilement de nouveaux employeurs. Juste après la VAE, j'ai suivi une formation pour construire mon livret d'accueil qui m'a amené à revoir en profondeur la conduite de mes entretiens d'embauche. Désormais, je fais en sorte que les bases d'une relation de travail sereine soient claires dès le départ. Cela facilite ma vie et celle de mes employeurs. Cette posture professionnelle, je l'ai acquise grâce au titre.