
Depuis toujours, je désirais obtenir un diplôme d'assistante maternelle mais j'ai vite compris qu'il n'existait pas. J'ai eu connaissance de cette certification dès sa création, en 2009.
Je l'ai passée en VAE, sans accompagnement. Cela m'a pris neuf mois pour constituer un dossier de validation d'environ 80 pages. J’aime raconter ce que je fais, alors là j'ai pu m'exprimer ! j'ai adoré cette phase de préparation qui oblige à prendre du recul sur son métier, à décortiquer et à analyser la pertinence de chaque activité, chaque geste.
Petit à petit, elle amène naturellement à améliorer ses pratiques, sa manière de travailler. J’ai vécu cette VAE comme une remise à niveau indispensable quand on est happé par le quotidien, les habitudes. Parce que j'avais déjà beaucoup progressé par moi-même, le passage devant le jury et l'obtention du titre n'auraient pu être que l'aboutissement d'un parcours déjà très enrichissant. Pourtant, c'est véritablement là que j'ai changé de posture et que j'ai commencé à vivre comme une « professionnelle ».
Je n'étais plus uniquement une assistante maternelle ; j'étais devenue une assistante maternelle certifiée. Le titre a immédiatement trouvé sa place sur le mur de ma salle de jeux. J'ai tenu mes parents employeurs informés des améliorations que je mettais en place. Et j'ai pu commencer à mieux valoriser les compétences que la profession me reconnaît désormais officiellement.
Je pense qu'une simple vocation ne suffit plus aujourd'hui pour exercer ce métier. De plus en plus, les parents employeurs exigent des assistants maternels formés. Obtenir ce titre demande évidemment beaucoup de travail et il ne faut pas se décourager.
Mais au bout, quelle récompense !