
Auparavant, je travaillais déjà au domicile pour garder les enfants, effectuer des tâches ménagères. Mais ma première confrontation avec la réalité de la maladie de personnes âgées date d’il y a six ans quand ma mère, restée en Pologne, a été victime d’un AVC. Elle était dans le besoin alors j’ai fait le choix d’interrompre ma carrière professionnelle en France pour l’accompagner. Cette période « d’aidante » a duré jusqu’à l’été 2019, quand mon père, à son tour tombé malade, est décédé. C’est au cours de cette expérience personnelle à la fois très douloureuse mais où je me suis sentie infiniment « utile », que j’ai décidé de me reconvertir dans le métier d’assistante de vie.
J’ai commencé ma certification le 1er janvier 2019 et j’ai obtenu le titre devant le jury en septembre. Cette formation a été très enrichissante à tous les niveaux : j’ai acquis des compétences professionnelles, rencontré de futures collègues, et aussi beaucoup progressé dans ma maîtrise du français. Le stage obligatoire de trois mois que j’ai réalisé dans un centre d’accueil de jour de malades d’Alzheimer m’a aussi permis de renouer avec le monde du travail. Le contact avec les patients reste une expérience inoubliable. Au côté de l’équipe médicale, j’ai acquis les méthodes pour améliorer l’autonomie et la capacité de mémorisation de personnes dépendantes.
Aujourd’hui, j’entame une nouvelle carrière professionnelle en emploi direct, la certification m’y a bien préparée. Je me sens valorisée par mon titre « Assistant(e) de vie dépendance ». Et surtout, pour la première fois depuis que je vis en France, je me sens reconnue comme une professionnelle. En Pologne, j’étais diplômée et assistante de direction en entreprise. Mais ici, j’avais dû y renoncer en raison de mes difficultés avec le français. J’ai 60 ans, je me sens encore très jeune, et c’est en quelque sorte une nouvelle vie qui commence ! Et puis, je compte bien continuer à me former avec IPERIA.