
C’est ma grand-mère -aujourd’hui décédée- qui a suscité ma vocation. En Côte d’Ivoire, mon pays d’origine, c’est elle qui m’a élevé, elle a fait beaucoup pour moi. Alors, en retour, j’ai envie de « donner » aux personnes âgées. Avant, j’étais cultivateur.
Quatre ans après être arrivé en France, j’ai commencé à travailler pour des particuliers employeurs. En 2018, c’est ma période de chômage suite au décès de la personne atteinte d’Alzheimer que j’accompagnais à plein temps, qui a été le déclencheur de ma démarche pour obtenir le titre.
J’ai toujours été convaincu que pour faire correctement le métier d’assistant de vie, il faut être professionnel ; et pour cela, qu’il faut se former. J’avais du temps, alors je me suis lancé.
Ma formation a duré six mois et j’ai évidemment appris plein de choses que je ne connaissais pas, comme les bons gestes et postures. J’ai vraiment apprécié la patience des formateurs pour bien nous expliquer et s’assurer que nous avions acquis chaque bloc de compétences.
Lors de mon stage, j’ai adoré la relation avec les bénéficiaires. J’aime prendre le temps d’être là pour les personnes âgées, d’essayer de trouver un moyen de communiquer même quand cela est compliqué. Le contact humain, c’est ce que j’aime dans ce métier.
Quand le jury m’a annoncé que j’étais désormais un « assistant de vie dépendance certifié », j’ai été heureux. J’ai ressenti une immense fierté et ma famille aussi.