
Me former est un engagement personnel à apporter le meilleur accompagnement possible à mes employeurs dépendants ou vulnérables. Quand on a comme moi débuté ce métier « sur le tas », c’est parfois compliqué de se retrouver livré à soi-même face à des pathologies difficiles. Donc en plus de la VAE qui m’a permis d’obtenir ce titre dont je suis fière, je réalise deux formations par an. C’est indispensable pour appréhender correctement la multitude de situations auxquelles ce métier nous confronte. À mesure qu’on apprend, on se dit : ah mais je comprends mieux maintenant ! C’est un sentiment formidable.
J’aime ce métier et je suis à fond dedans mais le manque de reconnaissance est quelquefois difficile à vivre. C’est pourquoi, c’est aussi une bouffée d’oxygène d’échanger avec les formateurs et d’autres collègues, en formation et surtout dans les relais assistants de vie où l’on peut poser toutes les questions que l’on souhaite. J’en ressors gonflée à bloc. Rassurée sur l’importance du rôle de mon métier.
Chez les employeurs pour qui je réalise des missions d’entretien du domicile, j’entends encore trop souvent que je suis « la femme de ménage ». Ce n’est pas dégradant en soi ; c’est juste que cela ne reflète pas ma mission qui est d’aider les personnes à mieux vivre et à rester chez elles, malgré la maladie, le handicap… C’est grâce aux conseils reçus dans les relais assistants de vie que j’ai notamment appris à mieux me valoriser pour fixer mon salaire.
Chaque année, quand je reçois le catalogue des formations IPERIA, je mesure l’étendue des compétences que nous devons mobiliser. Mais continuer à apprendre sans cesse pour répondre à la diversité des besoins de nos employeurs, c’est aussi ce qui fait l’intérêt de notre métier !