
J’ai choisi de me reconvertir dans ce métier parce que j’aime les relations humaines. Auparavant coiffeuse à domicile, je me rendais souvent dans les hôpitaux, les maisons de retraite.
J’ai obtenu la certification par le biais d’une formation intensive de quatre mois. Je me suis particulièrement régalée au cours de mon stage auprès d’une infirmière libérale que j’ai suivie dans ses tournées chez ses patients. Un soir, elle m’a dit : demain, c’est à ton tour de faire la toilette au lit ! Je n’en ai pas dormi de la nuit tellement j’étais stressée. Elle ne m’avait pas choisi la personne la plus facile à manipuler -un patient hémiplégique en surpoids- mais je me suis bien débrouillée. Ce jour-là cela a été mon baptême du feu.
Une fois le titre obtenu - avec les félicitations du jury- tout s’est enchaîné très vite. J’ai obtenu mes premiers contrats grâce à du bouche-à-oreille. Et aujourd’hui, j’accompagne trois personnes : un monsieur atteint de la maladie de Parkinson qui s’alimentait peu en raison de ses tremblements ; un employeur polypathologique en fauteuil roulant que j’aide à maintenir ses repères grâce à nos activités ; et une dame qui a gardé des séquelles de micro-AVC qui, outre l’accompagnement au domicile (aide à la toilette, aux repas…), nécessite une grande surveillance.
Dès l’entretien d’embauche, je veille bien à informer les familles que mon métier c’est l’aide à la personne, pas les tâches ménagères. Ainsi, je bénéficie d’une vraie reconnaissance de mes compétences d’assistante de vie et je m’éclate dans mon travail !